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DOSSIERS
Les hotspots de la biodiversite
Les hotspots ou points chauds de biodiversité
Les points chauds, ou hotspots, sont des zones où la diversité biologique est la plus grande et la plus menacée. On définit comme hotspot toute zone connue dans laquelle on trouve au moins 1500 plantes vasculaires endémiques[1] et qui a perdu au moins 70% de sa surface depuis environ 8 000 ans soit la période où l’Homme a commencé à perturber les paysages naturels.
Aujourd’hui 34 points chauds mobilisent écologues et biologistes dans le monde entier. Ils représentent environ 16% des terres émergées et concentrent pourtant près de 50% des plantes vasculaires endémiques et 42% des espèces endémiques de vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons d’eau douce)[2]
Mais le concept de Hotspot a ses limites. En effet, les hotspots ainsi définis se situent pour la majorité en régions tropicales ou méditerranéennes, et ne prennent pas en compte le milieu marin, ils ne sont donc pas représentatifs de la diversité biologique présente sur Terre. De plus, aucune étude scientifique n’a démontré que les espèces endémiques, rares ou plus fragiles jouent un rôle plus important que les autres dans le maintien des écosystèmes.
C’est ainsi que la démarche de conservation est en train d’évoluer et ne se limite plus aux milieux et espèces remarquables ou exceptionnels mais s’étend à l’ensemble des espèces et milieux d’un territoire. D’où la création de la notion de « nature ordinaire » qui demande également une attention et une préservation particulière afin de préserver l’équilibre des écosystèmes dans leur globalité.
[1] Le terme endémique qualifie une espèce que l’on retrouve uniquement dans une région donnée.
[2] A.D. - août 2007 - Les dossiers de la Recherche n° 28 – A chacun son point chaud -