DOSSIERS
TARN
Contrat de rivière : TARNPrésentation du bassin
Histoire et priorités du contrat
Emploi et communication
Actions menées
Présentation du bassin
Président du Comité de Rivière : Monsieur André CABOT
Stucture porteuse :
Syndicat Mixte de Rivière Tarn
Le Port – Aiguelèze
81600 RIVIERES
Président : Monsieur André CABOT
Animatrice : Pascale LYVINEC
Tél. : 05.63.41.30.90 - Fax : 05.6340.64.21
Email : sm.riviere.tarn@orange.fr
Assistante : Marie-Cécile MARC
Situation administrative :
Région : Midi-Pyrénées
Population concernée : 125 000 hab
Nombre de communes du bassin : 74
Périmètre :
Le Contrat de rivière Tarn (81) concerne la partie tarnaise du bassin versant du Tarn entre la confluence du Rance, pour la limite amont, et la confluence de l’Agout, pour la limite aval. La superficie du bassin versant concerné s’élève à 1300 km2 drainé par environ 610 km de cours d’eau.
Caractéristiques identitaires :
Sur le territoire du contrat de rivière, le Tarn se divise en 2 secteurs géographiques distincts : l’amont et l’aval du Saut de Sabo (à St Juéry). En effet, ce site constitue la limite entre le Massif Central et le Bassin Aquitain, où le Tarn chute de 20 m en 500 m de gorge vive. Le Saut de Sabo est également le point de transition entre les zones non domaniales, à l’amont, et domaniales, à l’aval.
Le secteur amont se caractérise par un boisement important des vallées du Tarn et de ses affluents, où l’activité humaine est relativement réduite (activité d’élevage), tandis que l’agriculture intensive et les vignobles prédominent sur la zone aval. C’est sur cette dernière zone que sont localisés 2 grands pôles urbains (Albi /St-Juéry et Gaillac) ainsi qu’une importante activité industrielle, essentiellement agroalimentaire (Saint-Juéry, Albi, Gaillac, Rabastens et Lisle-sur-Tarn).
Le territoire du contrat de rivière se caractérise aussi par la diversité des usages de l’eau en présence : AEP, irrigation, hydroélectricité (15 centrales hydroélectriques, dont 8 sont gérées par EDF), anciennes extractions des granulats du Tarn (la totalité des matériaux prélevés en 40 ans d’exploitation sur le Tarn est estimée entre deux et trois millions de mètres cubes, ce qui correspondrait à un siècle d’apport naturel), activités de loisir et de tourisme (pêche, navigation, sports d’eau, baignade…).
Concernant la quantité de la ressource en eau sur le territoire, les étiages du Tarn peuvent être sévères (notamment ces dernières années) et les crues relativement importantes. C’est sur le secteur aval qu’il y a le plus de prélèvements d’eau (irrigation et AEP), si bien que le Tarn est classé en rivière déficitaire juste en aval de la confluence avec l’Agout, malgré l’apport de cet affluent.
D’un point de vue qualitatif, les eaux de la rivière Tarn sont de bonne qualité en amont du Saut de Sabo. Par contre, en aval de ce site, la présence des agglomérations de Saint-Juéry et d’Albi occasionne une diminution de la classe de qualité de l’eau, due essentiellement aux pollutions industrielles et domestiques engendrées par l’agglomération. Cette situation, couplée aux rejets diffus de l’agriculture intensive et à la succession des seuils et des barrages qui transforme le tronçon aval de la rivière en une succession de plans d’eau, réunit toutes les conditions pour favoriser l’eutrophisation du Tarn en aval d’Albi. Le Tarn est ainsi classé en zone sensible en aval de cette agglomération.
Par ailleurs, les berges du Tarn sur le territoire du contrat de rivière, présentent une forte instabilité qui se manifeste sous forme d’érosion et d’effondrement dont les principales raisons sont :
- la diminution de la charge solide transportée par le Tarn, due à l’extraction de granulats ;
- le non-entretien des berges, caractérisé par une ripisylve non adaptée ;
- les variations de débits, qu’elles soient naturelles (alternance crue / étiage) ou anthropiques (éclusées) ;
- le batillage, provoqué par la navigation.